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Le 4 juin 2016, les pêcheurs sportifs du Québec n’ont pas le cœur à la fête

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Le 4 juin 2016, les pêcheurs sportifs du Québec n’ont pas le cœur à la fête

Le 4 juin 2016, les pêcheurs sportifs du Québec n’ont pas le cœur à la fête

Laval, 30 mai 2016

Le week-end du 3 au 5 juin, c’est la Fête de la pêche et pour l’occasion les Québécois ont le droit de pêcher sans avoir à se procurer un permis de pêche. Plusieurs Québécois n’ont pas la chance d’habiter une municipalité qui est riveraine d’un plan d’eau navigable. Ils doivent débourser l’équivalent du prix d’un permis de pêche chaque jour pour mettre leurs chaloupes à l’eau et dans plusieurs cas ce « privilège » n’est pas octroyé aux non-résidents. Les pêcheurs sportifs du Québec  n’ont pas le cœur à la fête.

Le 4 juin, à compter de 9 heures, l’Association des pêcheurs sportifs du Québec organise un rassemblement qui aura lieu au parc de la Commune à Varennes au 1994 route Marie Victorin. Le but est de dénoncer la privatisation des plans d’eau publics au Québec, phénomène qui prend de plus en plus d’ampleur. Nous invitons les gens qui se sentent concernés à se joindre au rassemblement. Pour plus d’informations, nous invitons les gens à consulter le site Internet de l’association à http://www.APSQ.ca.

Un paradoxe

Ce qui est quand même curieux et paradoxal, c’est que le comité ZIP des Seigneuries conjointement avec les municipalités de Verchères et Lavaltrie, organise une activité "Pêche en herbe" subventionnée par la Fondation de la Faune. À Verchères, l’activité pour la relève a lieu sur l’ancien quai fédéral, juste à côté de la rampe de mise à l’eau. Les non-résidents de Verchères n’ont pas d’autres choix que de payer un montant unique de 300 $ pour pouvoir utiliser la rampe de mise l’eau. À Lavaltrie, il en coûte 25 $ quotidiennement pour les non-résidents sans avoir le droit de stationner leurs véhicules avec remorques à proximité de la rampe de mise à l’eau. Les non-résidents doivent aller stationner leurs remorques à plusieurs centaines de mètres dans les rues avoisinantes. Le paradoxe, c’est que la ville favorise une activité pour promouvoir la pêche, et en même temps, elle restreint l’accès au plan d’eau aux pêcheurs en imposant des tarifs quotidiens ou saisonniers.

Les rampes de mise à l’eau sont presque toutes payantes

L’une des dernières rampes de mise à l’eau qui était encore gratuite jusqu’au 2 mai 2016, à l’Île Charron, est maintenant payante. La ville de Longueuil n’y va pas à la légère. Si vous avez une remorque, il vous en coûtera 30 $ par jour afin de stationner véhicule et remorque. Il est possible d’acheter une passe saisonnière pour la modique somme de 100 $ ou 400 $ selon que vous êtes résidents ou non-résidents.  Si vous n’avez pas de remorque, c’est 15 $ quotidiennement. Imaginez que vous invitez deux amis à vous accompagner à la pêche sur votre bateau et que vous leur donnez rendez-vous à l’île Charron. La ville de Longueuil empochera 60 $ : 30 $ pour votre véhicule avec remorque et 15 $ pour chacun de vos invités.

À titre d’exemple, les villes de Varennes, Verchères, Contrecœur et Repentigny chargent respectivement 600 $, 300 $, 300 $ et 500 $ sans possibilité d’avoir un tarif quotidien. Quant à l’arrondissement de Pointe-aux-Trembles, un non-résident devra payer 50 $ par jour ou 500 $ pour la saison. Pratiquement toutes les municipalités ceinturant la grande région de Montréal exigent un montant variant entre 20 et 30 $ par jour ou un tarif saisonnier de plus de 200 $. Les rares rampes de mise à l’eau encore gratuites donnent accès pour la plupart à un secteur du fleuve enclavé et qui a peu d’intérêt pour les pêcheurs sportifs.

Utilisateurs-payeurs

Utilisateurs-payeurs est une expression à la mode par nos élus municipaux et provinciaux. Mais qui en paie vraiment le prix en fin de compte? Ce sont les commerçants locaux qui subissent une baisse d’achalandage de leurs commerces, plusieurs commerces comme des restaurants et auberges ont fermé suite à la tarification des accès à l’eau; les citoyens qui se voient obliger de changer de loisir ou font le deuil de leur passion parce qu’ils n’ont plus les moyens de payer la tarification des rampes de mise à l’eau; la réputation du Québec qui est considéré comme une province non accueillante pour la pratique de la pêche sportive et du nautisme de plaisance.

Ceux qui ont les moyens de payer sont les gens fortunés qui pratiquent le nautisme haut de gamme. Ce qui veut dire pas grand monde en fin de compte. Ce qui explique que les stationnements sont pratiquement déserts les jours de semaines et remplis à 50 % les week-ends.

L’industrie du nautisme lié à la pêche sportive en est affectée

La majorité des marchands qui vendent des embarcations de pêche sont d'accord pour dire qu’il y a une baisse de la demande pour les bateaux de pêche. Compte tenu de la fermeture de plusieurs concessionnaires de bateaux dans les 3 dernières années, la demande pour les autres types d’embarcations comme les bateaux de Wake et les pontons est en hausse.

Plusieurs personnes qui ont acheté des petites embarcations de pêche nous ont confié qu’elles regrettaient leurs achats, car elles devaient parcourir de trop grandes distances pour pouvoir mettre leur embarcation à l’eau.

L’industrie de la pêche sportive affectée

Le ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, Laurent Lessard, a fait le constat qu’il s’était vendu 50,000 permis de pêche de moins en 2015. De ces 50,000 personnes de moins qui pêchent au Québec, combien achèteront un permis de pêche aux États-Unis ou en Ontario? Combien de personnes de moins achèteront des équipements de pêche, de l’essence et dépenseront leurs argents dans les restaurants au Québec? C’est toute l’économie liée à la pêche sportive et au nautisme de plaisance qui s’en trouve affectée et ceux qui profiteront de ces retombés économiques, sont l’Ontario et les États de New York et du Vermont.

À qui appartiennent les plans d’eau?

Au Québec, il semblerait que les plans d’eau appartiennent à ceux qui ont les moyens de payer pour les rampes de mise à l’eau et de s’acheter une maison en bordure d’un lac ou d’une rivière. Pourtant, la loi stipule qu’ils appartiennent à tous les Canadiens et que si le plan d’eau est navigable, nul ne peut y empêcher l’accès pour la navigation.

Pourtant, plusieurs Québécois propriétaires de résidences riveraines, croient que le fait d’acheter un terrain en bordure d’un lac fait en sorte que le lac leur appartient. Ces propriétaires riverains forment des associations de protection pour leur lac. Les associations ainsi créées joignent d’autres associations paragouvernementales comme les conseils régionaux en environnement ou les agences de bassin versant. Ces mêmes citoyens riverains se font élire à des postes influents au sein de ces associations et n’ont aucune difficulté à influencer les maires et conseillers municipaux des petites municipalités qui n’y connaissent pas grand-chose en écologie. C’est pour cela que des municipalités comme St-Adolphe-d’Howard, St-Hippolyte et Ivry-sur-le-Lac pour n’en nommer que quelques-unes, chargent respectivement 320 $, 300 $ et 500 $ par jour aux non-résidents pour pouvoir mettre leur embarcation à l’eau. Vous avez bien lu, ce sont bien des tarifs quotidiens!

À quand une vraie solution?

À l’été 2015, monsieur Lessard a mentionné au cours d’une entrevue faite lors d’une émission de pêche que cette situation n’avait pas de bon sens et qu’un groupe de travail avait été formé entre le Ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs et le Ministère des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire.

Monsieur Pierre Moreau, anciennement ministre des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire a réitéré lors d’une émission d’affaire publique à l’automne que cette situation ne faisait plus de sens et qu’il y avait bel et bien un comité qui travaille conjointement avec le Ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs afin d’en arriver à une solution d’ici l’ouverture de la prochaine saison de pêche.

Le Ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs nous est arrivé avec un projet pilote financé avec l’argent provenant de la vente des permis de pêche à hauteur de 150 000 $. Le programme d’accessibilité aux plans d’eau comme il l’appelle, consiste à financer 40 % d’un aménagement servant à faciliter l’accès à un plan d’eau pour tous les citoyens jusqu’à une somme totale de 50 000 $. Donc, la somme déployée servira à financer entre 3 à 6 projets selon leurs valeurs.

Dans l’énoncé du projet pilote il n’y a pas d’indication à savoir si l’accès doit être gratuit ou sur un tarif plafond qu’une municipalité pourra charger à un individu pour mettre son embarcation à l’eau. Ce projet pilote, qui est laissé au bon désir des municipalités d’y adhérer ou pas, ne réglera pas les problèmes d’accès aux lacs où les coûts quotidiens servent uniquement à décourager les non-résidents. C'est-à-dire la majorité des cas.

Comme le projet pilote est financé par les revenus provenant des permis de pêche, j’assume que les seuls utilisateurs des rampes de mise à l’eau ayant bénéficié d’une subvention ne seront accessibles que par les pêcheurs. Donc les plaisanciers sont mis de côté dans ce projet?

Le Ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs a fait un pas dans la bonne direction, mais le projet pilote manque de dents, car ce ministère n’a aucun pouvoir sur ceux qui doivent l’appliquer. Il me semble que la volonté d’en arriver à une solution est à sens unique. 

La balle est dans le camp du Ministère des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire, le seul qui peut imposer des conditions strictes aux villes et villages afin d’obliger ces dernières à conserver des parcelles de terrains riveraines publiques et de les obliger à y aménager des parcs ou des rampes de mise à l’eau selon la grandeur du plan d’eau.

Monsieur Martin Coiteux, bienvenue dans le domaine des affaires municipales et j’espère que vous allez laisser votre marque comme l’a fait l’honorable Renée Lévesque lorsqu’il a procédé au déclubage de notre territoire dans les années 70.

Comment financer des mégas rampes de mise l’eau comme au Vermont et l’état de New York

Au Canada, les embarcations motorisées qui ont des moteurs de 10 chevaux et plus doivent obtenir un numéro d’immatriculation de Transport Canada en remplissant un simple formulaire et c’est gratuit. Nous pourrions sans doute payer un certain montant et cet argent pourrait être utilisé afin de construire et entretenir des sites de mise à l’eau. Une telle immatriculation pourrait être renouvelable chaque année comme pour les VTT et les motoneiges.

Lors de la vente d’une embarcation nautique entre particuliers, il n’y a aucune taxe perçue lors du transfert de propriété. Une telle taxe pourrait servir à financer les sites de mise à l’eau.

Les taxes de vente perçues sur les ventes d’embarcations nautiques, les équipements de pêche et l’essence vendue dans les marinas pourraient aussi servir à financer les sites de mise à l’eau.

À propos de l’APSQ

Fondée en mars 2009, l’Association des Pêcheurs Sportifs du Québec (APSQ) est une organisation sans but lucratif dont l’objectif est de défendre les droits des pêcheurs sportifs et de faire la promotion de cette merveilleuse activité. Elle a vu le jour suite au constat qu’il y avait plusieurs municipalités qui bafouaient les droits fondamentaux d’accès aux plans d’eau publics qu’ont les Québécois et le manque de représentativité qu’ont les pêcheurs par les instances responsables de défendre leurs droits à la pratique de leur activité de prélèvement.

Source:

Stéphan Bourgeois
Président de l’Association des pêcheurs sportifs du Québec et
Membre plaisancier sur le conseil d’administration de l’Association Maritime du Québec

Casier postal 69013
Succ. Ste-Dorothée,
Laval (Québec), H7X 3M2
1 866 656-APSQ (2777)
sbourgeois@apsq.ca

| Catégories: Nouvelle | Tags: Nouvelle, rampe de mise à l'eau, accès à l'eau, fête de la pêche | Nombre de vues: (997) | Retour
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Qui sommes-nous ?

 
L’Association des Pêcheurs Sportifs du Québec est un organisme à but non lucratif ayant comme principal objectif de préserver les droits de tous les citoyens et utilisateurs de notre territoire à un accès à la pêche sportive dans un esprit de respect à l’égard de la ressource et de l’environnement.
 
L’association des Pêcheurs Sportifs du Québec (ci après l’ A.P.S.Q.) a été constituée en 2009 dans la foulée d’une série de constatations navrantes ayant été faites par la communauté des pêcheurs sportifs au cours des dernières années. En effet, les droits des amateurs de pêche sportive au Québec sont de plus en plus ignorés. De surcroît, ces droits sont bafoués et constamment remis en question. Si la tendance se maintient, la pêche sportive au Québec pourrait n’être bientôt qu’un souvenir. Il faut sauvegarder ce magnifique patrimoine. Et pour cela il faut tous s’unir et intervenir! Lire la suite... 
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La Facture 2012
 
Sondage, hausse du permis de pêche
Êtes-vous d'accord avec la hausse de 42% du permis de pêche?


Si vous aviez la certitude que le montant d'argent supplémentaire provenant de cette hausse de tarif sera totalement réinvestis dans la protection de la faune, seriez-vous plus favorable à cette hausse?




Si vous aviez une hausse de tarif de 40 $ sur votre permis de pêche et que les revenus amassés par cette hausse servaient à s’approprier des terrains riverains pour y aménager des espaces pour la pêche à gué et entretenir les rampes de mise à l'eau dont les accès seraient gratuits. Seriez-vous favorable à payer une telle somme?




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Lac Tremblant

Aucun accès aux non-résidents

Lac L'achigan - St-Hippolyte

Pour toute embarcation motorisée de non résident, 300 $ / jour / bateau, pour info.

Pour toute embarcation non motorisée de non résident, 20 $ / jour / bateau

Lac des Écorces - Barkmere

 

Tarifs pour les non-résidents

 

  • Embarcation sans moteur = 20 $ / jour
  • Embarcation à moteur 25 CV ou moins = 40 $ / jour
  • Embarcation à moteur 26 à 75 CV = 100 $ / jour
  • Embarcation à moteur 76 à 140 CV = 175 $ / jour

Lac Archambault

  •  Chaloupe de 25 force et moins : frais de lavage + 10,/ jour ou 150 pour l’année et laver si vous allez a chaque fois que vous changer de lac a l’extérieur de St-Donat
  • plus de 25 forces : preuve d’hébergement de deux nuitées a St-Donat + certificat de lavage + laisser passer de 25$ par jour X minimum 2jrs ou 150$ pour l’été avec preuve d’hébergement de 2 nuit et toujours un certificat de lavage  si vous avez été dans un autre lac  a l’extérieur de St-Donat

Lac des Seize-Îles

 
Pour votre embarcation de 60 c.v., le coût pour accéder au lac
est de 150$. 

Et il faut prendre rendez-vous 48 heures à l’avance.

Lac Manitou à Ivry-sur-le-Lac

Tarifs journalier pour les non-résidents:

  • Embarcation motorisée de 9,9 c.v. ou moins = 150 $.
  • Embarcation motorisée de plus de 9,9 c.v. = 500 $